Des chiffres qui font réfléchir
Un peu plus de 44 000. C’est le nombre de vélos déclarés volés au cours de l’année 2025.
Si ce chiffre peut sembler élevé, il représente en réalité une baisse de plus de 8 % par rapport à 2024. Pourtant, les assureurs ont constaté que les coûts liés aux sinistres pour vols de vélos ont, eux, augmenté sur la même période.
Les voleurs visent les modèles haut de gamme
« Quand les dépenses liées aux sinistres augmentent alors que le nombre de vols diminue, c’est un signal clair que les voleurs s’en prennent aux vélos les plus chers, comme les vélos électriques et les vélos cargo », explique Martin Rundager, directeur du service d’assistance aux sinistres chez GF Forsikring.
Il précise : « Ces modèles ont une valeur de revente bien plus élevée sur le marché noir que les vélos ordinaires. Les batteries peuvent également être revendues séparément, même si le vélo lui-même est en mauvais état. En tant que propriétaire d’un vélo électrique, il y a donc toutes les raisons de réfléchir à la fois à la sécurité et à ses assurances, avant que la haute saison des vols ne batte vraiment son plein. »
Une tendance visible à travers tout le pays
L’évolution du nombre de vols de vélos ressort clairement des données issues des communes des différentes circonscriptions policières du pays. Seule la circonscription du Jutland du Nord enregistre une hausse des vols, de 3,45 %, tandis que toutes les autres régions affichent une baisse.
Historiquement, la grande majorité des vols de vélos de l’année surviennent durant les mois d’été, de juillet à septembre.
Les vélos électriques dépassent les modèles classiques
Ces dernières années, les vélos électriques et les vélos cargo ont gagné énormément de popularité. Ils sont particulièrement appréciés des familles avec enfants, qui les utilisent pour transporter aussi bien les enfants que les courses.
Selon les statistiques de vente, les vélos traditionnels ont déjà été dépassés par les modèles électriques. Les vélos spécialisés comme les VTT et les vélos de course contribuent également à la hausse des coûts de sinistres.
La solution simple que beaucoup oublient
Martin Rundager rappelle que réduire le risque de vol reste accessible à tous : « Peu importe le type de vélo que vous possédez, il est relativement simple de limiter les risques. Pensez à un antivol homologué par votre assureur, rangez votre vélo dans un local fermé ou une cour la nuit, et envisagez d’utiliser deux antivols lorsque vous laissez votre vélo dans des zones très fréquentées. Cela peut sembler évident, mais c’est malheureusement ce que beaucoup oublient dans la précipitation. »
Il conseille également de vérifier ses contrats d’assurance avant qu’un incident ne survienne.
Votre vélo coûteux est-il bien couvert ?
Selon l’assureur, le type de vélo et sa valeur, un vélo de prix peut être couvert par l’assurance habitation ou nécessiter une garantie complémentaire spécifique. Mieux vaut clarifier ce point dès maintenant plutôt qu’après un vol.
Chez GF Forsikring, une mutuelle appartenant à ses membres, le principe de solidarité et de partage des bénéfices s’applique : tous les membres reçoivent une part des éventuels excédents en fin d’année, qu’ils aient ou non déclaré un sinistre dans l’année.
Le raisonnement est simple : moins il y a de sinistres et de coûts au cours de l’année, plus l’excédent à redistribuer est important. Lorsque GF Forsikring prodigue régulièrement de bons conseils à ses membres pour prévenir les dommages, c’est donc un geste utile à tous — humainement, socialement et économiquement.













