Une maladie qui touche 3 % de la population mondiale
Le glaucome est une pathologie oculaire grave pouvant conduire à une cécité irréversible. Pourtant, beaucoup de personnes ignorent qu'elles sont exposées à ce risque, faute de dépistage régulier.
Oleksiy Putienko, responsable du service d'ophtalmologie pour adultes et enfants, a tiré la sonnette d'alarme lors d'une intervention sur la chaîne Kyiv 24, en insistant sur l'importance d'un suivi médical dès la quarantaine.
Pourquoi les plus de 40 ans sont particulièrement concernés
Selon le spécialiste, toute personne ayant dépassé les 40 ans devrait consulter un ophtalmologiste pour faire mesurer sa pression intraoculaire. Une élévation de cette pression constitue l'un des principaux facteurs de développement du glaucome.
La maladie se déclare le plus souvent après 70 ans, mais le risque augmente sensiblement dès la quarantaine. Il est donc essentiel de ne pas attendre l'apparition de symptômes visibles pour agir.
Glaucome : ce que vous devez savoir
Le glaucome touche 3 % des personnes dans le monde. Ce qui le rend particulièrement redoutable, c'est qu'il progresse lentement et silencieusement, sur des mois, voire plus longtemps encore.
La maladie se développe systématiquement dans les deux yeux. Toutefois, si elle est détectée suffisamment tôt, il est tout à fait possible de préserver sa vision et d'enrayer son évolution.
Les symptômes à ne pas ignorer
Les patients consultent souvent pour des troubles variés : vision floue, filaments flottants dans le champ visuel, ou encore des perturbations lorsqu'ils regardent une source lumineuse.
Dans le cas du glaucome, un signe particulièrement révélateur mérite attention : la perception d'auréoles colorées en arc-en-ciel autour des sources de lumière. Ce symptôme doit conduire à une consultation sans délai.
« Si vous remarquez des changements de ce type — quelque chose qui flotte devant vos yeux, des flashs lumineux ou d'autres signes inhabituels — consultez un médecin rapidement », a insisté le Dr Putienko.
Zone à risque : qui est le plus vulnérable ?
Au-delà de l'âge, les antécédents familiaux jouent un rôle déterminant. Une prédisposition héréditaire au glaucome augmente considérablement les chances de développer la maladie. Les personnes concernées doivent être particulièrement vigilantes et ne pas espacer leurs bilans ophtalmologiques.
Le médecin rappelle que le glaucome précoce peut évoluer sur plusieurs mois sans provoquer de gêne notable. C'est précisément ce caractère discret qui en fait une pathologie aussi dangereuse.
Les conseils clés à retenir
- Faites contrôler votre pression oculaire régulièrement dès 40 ans, même en l'absence de symptômes.
- Soyez attentif à tout changement visuel inhabituel : halos, flashs, flotteurs persistants.
- Signalez vos antécédents familiaux à votre ophtalmologiste lors de chaque consultation.
- Ne tardez pas à consulter si vous observez des cercles irisés autour des lumières.
- Gardez à l'esprit que la détection précoce est la meilleure protection contre la cécité liée au glaucome.













