Quels médicaments favorisent le développement de pathologies rénales, selon un médecin

Des médicaments courants peuvent endommager irrémédiablement les reins

Une consommation excessive de médicaments — notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et certains antibiotiques — peut provoquer des lésions rénales irréversibles. C'est ce qu'a déclaré le professeur Oleg Kotenko, responsable du département de thérapie générale de l'université Pirogov et néphrologue en chef de Moscou.

Comment les reins régulent naturellement leur propre circulation sanguine

Les reins disposent d'un système autonome de régulation du flux sanguin. Ils sont capables d'augmenter ou de réduire leur propre circulation en fonction des besoins de l'organisme, ce qui leur permet de contrôler précisément l'élimination des substances.

Contrairement à d'autres organes, les reins gèrent leurs propres processus grâce à deux systèmes distincts : l'un ralentit le flux sanguin, l'autre l'accélère.

Les AINS perturbent cet équilibre délicat

Selon le professeur Kotenko, la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens peut interférer avec ces mécanismes de régulation. Le résultat est une diminution du flux sanguin dans la couche cérébrale du rein. Cette ischémie entraîne une détérioration des cellules rénales, pouvant aller jusqu'à la nécrose tissulaire.

Différents types de médicaments, différentes formes de néphropathie

Il existe plusieurs catégories de médicaments néphrotoxiques, chacune provoquant une forme spécifique de néphropathie médicamenteuse. Les mécanismes varient selon la molécule concernée.

  • Certains antibiotiques agissent directement sur le tissu rénal par leur mécanisme d'action propre.
  • D'autres médicaments provoquent une réaction allergique au niveau du tissu rénal, déclenchant une inflammation des reins.
  • Les analgésiques, souvent banalisés, sont pourtant reconnus pour entraîner des pathologies rénales pouvant évoluer vers une insuffisance rénale.

Le médecin souligne avec regret que personne ne lit la notice de son antidouleur contre le mal de tête, alors même que tout le monde sait que ces médicaments peuvent affecter les reins à long terme.

Les femmes, plus exposées que les hommes

Le professeur Kotenko précise également que les femmes sont en moyenne 6 à 8 fois plus touchées que les hommes par ces pathologies rénales d'origine médicamenteuse. Cette disparité s'explique par une consommation plus fréquente d'analgésiques chez les femmes, notamment lors des règles douloureuses ou en cas de migraines.

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  • Elle tient un blog chaleureux consacré à la vie à la campagne et à la décoration intérieure écologique. Elle y explique en détail comment prendre soin des plantes d'intérieur, aménager une terrasse, cultiver des herbes aromatiques et des légumes au jardin, et créer une décoration à partir de matériaux naturels.

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